Nos articles liés à la sphère financière visent à éclairer les visiteurs quant à différents sujets afférant au monde bancaire et financier. Nous fournissons des articles dans les domaines où nous avons œuvrés en matière de Project Management et/ou de Change Management.
Décider d'investir c'est consentir à des dépenses (importantes) en échange de la promesse de recettes futures qui dépasseront les dépenses. C'est donc sacrifier des ressources présentes au pari de béénficies ultérieurs plus conséquents.
C'est donc un risque ! Car, oui, toute décision d'investir est assortie de risques qui se rangent à deux catégories :
La sous-estimation de l'investissement à consentir – ce que nous appelons la sous-estimation de l'importance des ressources à sacrifier, parce que cette tournure est plus générale et s'accorde mieux à couvrir l'ensemble de l'effort d'investissement {{—}} revêt des aspects bien différents, recouvre bien des domaines connexes.
Il n'est pas rare de n'aborder le problème de l'effort d'investissement que sous l'angle pécuniaire. Rien ne saurait être plus faux, plus étriqué.
Que dire par exemple des efforts à déployer pour combattre la résistance au changement visé par votre investissement ? Que dire des efforts à manifester lorsque la concurrence se sera adaptée ? Et bien sûr, que dire des réserves financières à engloutir ? Voilà des exemples parfaits de domaines différents et néanmoins reliés de mesure de l'effort d'investissement.
L'investissement est souvent considéré sous l'angle exclusif des capitaux à injecter dans une entreprise afin d'en maximiser le profit, ou de mettre à niveau ses moyens de production (par exemple, adaptation de l'outil de production aux nouvelles légisaltions). Pourtant, comme pour la sous- estimation de l'effort, la surestimation ne saurait être envisagée sous l'angle exclusif des capitaux. Tous les axes de profit doivent être examinés, tant les axes financiers que les autres.
Un projet, un investissement sont souvent {{—}} pour ne pas dire toujours {{—}} inscrits dans le temps, dans la durée, et comme l'avenir n'est écrit nulle part les extrapolations du début peuvent s'avérer insufisamment précises ou à tout le moins infirmées par la réalité de ce qui se passe.
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Pour restreindre les dégâts que peuvent occasionner les risques s'ils se cristallisent, il est indispensable de leur appliquer une gestion bien maîtrisée.
Vous pouvez, sur la question, vous en remettre aux recommandations que nous avons formulées dans la gestion des risques appliquée à la gestion de projet : Risk & Issue Management.
L'évaluation correcte de l'effort à consentir et la détermination des bénéfices postérieurs peut {{—}} doit {{—}} se faire sous le double angle des chiffres (purs et durs) et des perceptions.
Il est trop courant de favoriser l'une ou l'autre approche en fonction de son propre penchant. Les analystes vous parleront essentiellement des chiffres, de réalité bilantaire. Ils ont raison. Les entrepreneurs dans l'âme favoriseront leur intuition. Ils ont raison également.
Mais pour sûr, ce seront toujours les analystes qui pourront mener le débat plus avant dans la natire même de la mesure car sans chiffres pas ou peu de jugement, de comparaison, de calcul.
Cet état de chose ne doit cependant pas favoriser plus que nécessaire l'angle des analystes.
Les développements entretenus ci-avant rappelent donc au chef de projet de ne pas perdre de vue que de la décision même d'investir découle intrinsèquement la volonté de diminuer les risques ou de les mesurer, de les contrôler.
Dès l'investissement envisagé, pas même décidé ni a fortiori engagé, les conditions internes et externes dans lesquelles le futur projet sera amené à se dérouler se modifient. Ces modifications infirment en tout ou partie les hypothèses et autres assomptions qui ont présidé à envisager l'investissement de départ. Il est donc singulièrement important de réviser systématiquement les conditions du contexte du projet tout au long de la durée de celui–ci. Si nous osions une analogie avec le monde scientifique nous dirions que l'observateur influence l'expérience. La décision d'investir doit accepter cet état de fait.