Nos articles visent à partager avec nos lecteurs les méthodes et les pratiques que Lato Sensu Management applique tous les jours à la conduite des projets dans les secteurs bancaire, des télécoms et de la pharmacie. Ils ambitionnent également de susciter le dialogue et l'échange d'idées.
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Dans le cadre de la gestion de projet, il est souhaitable, une fois arrivé à un certain niveau de maturité, de gérer les projets de manière différente en fonction de leur taille, leur contexte, leur complexité, etc.
Il n'est effectivement pas souhaitable de gérer un projet de 20 jours de la même manière qu'un projet de 5000 jours. Nous parlons de manière et non de rigueur, car même si la méthode diffère, la rigueur demeure essentielle.
Pour pouvoir appliquer la bonne méthode, pour choisir la bonne organisation, pour établir le bon formalisme, on se base sur la notion de typologie de projet. La typologie va donner des indications essentielles pour opérer les bons choix mais, une fois de plus, ce ne sont que des indications, des tendances et non des diktats.
Pour établir une catégorisation des projets, il est donc nécessaire d'établir des critères.
Le tout premier critère qui vient à l'esprit est l'effort [1] qui sera requis pour mener à bien le projet. Ce n'est pas le seul qui puisse/doive être pris en compte. Par ailleurs, il se pourrait bien que vous ayez du mal à estimer l'ampleur du projet dès les premiers pas, par exemple lors de la phase de start-up [2] par exemple, ou même durant la phase d'initiation [3] .
Quels autres critères donc ? Une foultitude de critères peuvent être abordés et bien que nous vous fournissions ici une approche pratique (flanquée de nos propes critères), nous insistons sur le fait qu'il vous appartient d'énumérer les critères qui vous sembleront les plus pertinents, les plus adaptés à votre propre situation. Quoique vous fassiez, que vous établissiez vos critères spécifiques ou que vous adoptiez les nôtres, gardez bien en mémoire qua la typologie de projet vise essentiellement à sélectionner la méthode (et les processus qui y sont liés) la plus opportune à la gestion du projet que vous amorcez.
Nous prenons donc en considération 16 facteurs différents pour le calcul de la typologie :
Ces 16 facteurs sont évalués dans une matrice propre au projet à dont il faut évaluer la typologie.
De l'évaluation typologique découle un score. Le score va maintenant déterminer le type de gestion de projet qui semble le plus approprié au projet en question. Voilà notre méthode de calcul du score :
| Critère | Score (0 à 5) |
Poids (0 à 5) |
|---|---|---|
| Effort (mdays, durée, taille de l'équipe) | ||
| Implication du sponsor/business | ||
| Volatilité du scope | ||
| Complexité architecturale | ||
| Complexité technique | ||
| Expérience fonctionnelle dans le domaine | ||
| Expérience technique dans le domaine | ||
| Nombre et expérience des intervenants | ||
| Disponibilité de ressources (humaines, financières, …) | ||
| Environnement (légal, concurrence, …) | ||
| Operationnel | ||
| Résistance au changement | ||
| Criticalité Business | ||
| Degré de réutilisation | ||
| Urgence | ||
| Qualité et résilience |
Chaque critère peut être évalué entre 0 et 5 (score) et chaque critère peut avoir une importance différente (le poids) qui elle aussi est indiquée sur une échelle de 0 à 5.
Il découle de cette matrice que le score maximal est de 16 (car 16 critères) x 5 x 5, c'est{-}à{-}}}dire 400. Chez Lato Sensu Management nous avons l'habitude de classifier nos projets en :
Nous avons vu comment calculer un score de typologie et quelles sont les grandes typologies que nous utilisons chez Lato Sensu Management. Il faut maintenant choisir la méthode qui convient à chaque typologie.
Une fois de plus il vous appartient de lier la typologie à la bonne méthode de projet en fonction de vos impératifs et de votre contexte. Nous ne pouvons pas vous aider en la matière mais vous savez maintenant comment procéder.
De notre côté, nous adaptons nos méthodes essentiellement par l'abandon d'un certain formalisme, par l'évitement ou l'escamotage de certaines étapes, par le fait de se dispenser de fournir certains délivrables, etc.
[1] … L'effort de projet est indiqué sous la forme d'un nombre de jours nécessaires à une personne pour accomplir le projet.
[2] … La phase de startup (P1) est la toute première phase dans le Project Lifecycle appliqué par Lato Sensu Management. C'est la phase de l'idée. Quelqu'un a une idée et en fait part. On trouve l'idée intéressante et on se dit que ça vaut la peine d'aller de l'avant.
[3] … La phase d'initiation (P2) est la deuxième phase dans le Project Lifecycle appliqué par Lato Sensu Management. C'est la phase pendant laquelle l'idée va être développée, étudiée, budgétisée, pendant laquelle on mènera une étude de faisabilité, évaluée en termes de ressources nécessaires, de ligne de temps, etc.
[4] … Manday ... ou jour/homme